Mensagens colocadas por Valery Fremaux

Nous avons fait notre premier déploiement de test avec succès il y a trois semaines et commençons des tests d'usage.

Nous prévoyons d'investir à Val'EISTI sur ce déploiement et cette mise en service. A la suite du rachat de DimDim, et d'une tentative non concluante de travailler avec leurs équipes de support, la proposition de plugin DimDim que nous avions faites va être requalifiée vers OpenMeetings pour compléter le module proposé.

Nous travaillons par contre toujours pour des versions 1.9.

La solution semble stable lorsque hébergée sur un bon réseau ou un hosteur garantissant un bon débit de sortie.

Nous travaillons actuellement sur un bench qui nous donnerait une abaque de charge mémoire consommée par utilisateur racccordé, avec les options son et video.

Une ressource entre chez nous avec comme sujet principale :

- l'établissement de ces benchs
- l'examen complet de l'API openmeetings pour améliorer le pilotage via Moodle.
- La finalisation de ce bloc qui sera renommé blocks/openmeetings

Nous avons mis en place un plateau de réunion pour nos propres besoins pour tester les possibilités et limites de l'usage.

Cheers.

La démarche que pose Emilie me semble intéressante. En effet, la plate-forme, et même les technologies numériques en général ne sont qu'une partie émergée de l'iceberg.

Nous avons en France une méfiance atavique de la technologie, là où d'autres mentalités sont historiquement décomplexées, et ont compris depuis longtemps qu'il ne s'agit que d'un moyen et d'un outil.

Nous nous retrouvons alors en France avec une confrontation presque dichotomique des "passionnés technophiles" d'une part, et (sans aller jusqu'aux techno-allergiques qui sont hors course de l'histoire) des "techno-subissants", obligés de composer avec une pratique qui les gêne le plus souvent, car elle ne peut devenir efficace qu'après un apprentissage, non seulement d'usage, mais aussi conceptuel.

Les technologies numériques actuelles, à part les plus "avancées" ergonomiquement (mais même pour celles là les paradigmes sous-jacents de ce qu'est un système de données ne peuvent être totalement masqués) reposent sur des fondamentaux informatiques qui n'ont guère évolué depuis 30 ans. On a changé les interfaces, on a introduit la manipulation et la visualisation graphique, on a permis une manoeuvre d'une plus grande quantité de données, mais au fond, l'information reste toujours rangée et codée dans les mêmes structures, avec les mêmes relations.

Et pourtant, on voit comment la technologie devient presque "évidente" lorsqu'on ne la voit plus. Une technologie aboutie devient "translucide". Les usages s'en servent sans même savoir la complexité de ce qui est en dessous.

C'est encore aujourd'hui notre problème dans Moodle. Malgré ses milliers de micro-contributeurs, elle est le résultat d'une aggrégation somme toute peu "efficiente" des efforts de tous (peu efficiente, mais probablement aussi économiquement innateignable par une autre méthode !).  Peu efficiente si on compare le nombre d'heures de travail fournie par la communtauté et si l'on investissait le même nombre d'heures dans une entreprise structurée.

Ce rapport à la technologie "en général" est encore visible dans le monde des innovations en téléphonie et en multimédia. Les opérateurs français forgent une communication artificielle tendant à vendre une soi-disant révolution technologique permanente, alors que 80% de leur offres et leur fonctionnalités sont souvent inutiles et créent elles mêmes le besoin qu'elles vont immédiatement aller combler pour le plus grand profit des opérateurs. Les technophiles jouent à découvrir les usages qu'on leur livre et y passent un temps non négligeable, centrés sur l'appareil, au lieu d'extrapoler de l'appareil l'utilité qu'il peuvent en tirer pour leurs objectifs propres, leurs projets à eux.

Nous n'échapons pas dans l'éducation à ce phénomène. Si Moodle prospère aujourd'hui un peu partout, c'est qu"il est le seul LMS à proposer précisément une boîte à outils, sans imposer le modèle d'usage. Je reste convaincu que l'une des utilisation les plus puissantes de Moodle n'est pas sa capacité à projeter l'enseignement, mais sa caapcité à fournir à l'enseignant des nouveaux moyens de "piloter" ses enseignements.

Nous avons voulu respecter cette philosophie dans l'académie de Strasbourg, en équipant les plates-formes livrées au Rectorat au delà d'une version minimale standard (plus sûre du point de vue de l'administrateur, mais plus stérile). Nous n'avons pas voulu "imposer" ni même "suggérer" à priori le modèle d'usage, en proposant aux acteurs des plates-formes de co-construire avec notre aide cet usage, et d'en devenir les co-administrateurs.

C'est un pari fonctionnellement risqué, car nous admettons l'égarement, les erreurs de consruction, les retours en arrière, une installation lente des pratiques, une motivation à participer difficile à susciter. Mais le jeu en vaut la chandelle : en évitant une instrusion péremptoire et condescendante de la technologie sur le terrain, nous espérons en accroitre une appropriation propre, locale, directe, collective qui conduira petit à petit à "oublier" l'aspect technolgique du support...

A pluche...

Valery.

Bonsoir à tous deux,

il faut je pense prendre bien garde à éviter tout risque de "posture" dans ce type de discussion. Bien entendu la formation à distance ou en ligne révèle une mutation profonde de l'accès à la connaissance et donc par voie de conséquence de l'enseignement. Mutation qui n'est pas ignorée évidemment au Ministère.

La posture technooptimiste et libéralisante aura tôt fait de fustiger le "conservatisme" de la profession, la crispation sur les intérêts acquis. L'arqueboutement corporatiste sur un certain confort de situaiton (pas forcément confort de travail, parlez en dans le 93 !), en arguant les gains d'échelle produits par l'introduction des technologies de diffusion et d'accès massif du savoir et de l'automatisation possible aujourd'hui bu bachotage et de l'entrainement.

Le posture "syndicale", au contraire, ira taper sur le cacul cyniquement comptable de nos hauts-fonctionnaires, la logique du moindre coût sans souci de qualité ou d'excellence.

Il y a évidemment du vrai d'un, côté, de l'autre, ... et au milieu.

La transformation de l'enseignement, c'est comme disait Daniel un constat définitif que le "professeur" n'est plus depuis quelques temps déjà le détenteur exclusif de la connaissance et du savoir. Cette éducation nationale qui a regard d'un si mauvais oeil Wikipedia, et l'a marqué de son dédain et de souvent de son mépris reconnait finalement peu à peu l'efficacité de sa démarche. Vaut-il mieux des encyclopédies poussiéreures mais absolument exactes (et encore la comparaison objective n'est pas toujours au bénéfice des éditeurs historiques !) , qu'une librairie globalement juste et très parcourue. Ce débat nous fait trop oublier que la consultation d'information a explosé par rapport à dux ans en arrière, et que le coût d'accès à cette information est aujourd'hui quasi ridicule. Ceci ne cache pas que cette masse ouverte, immédiatement atteignable et utilisable devient un gouffre, un dédale de signes et contre signes, thèses et anti-thèses qui donne le tournis à celui quu veut apprendre, et va finir par s'y perdre.

A travers la numérisation, la mise à disposition trois mutation absolument fondamentales sont en marche qui vont révolutionner la fonction d'enseignant :

- L'avénement du rôle nécessaire et indispensable du médiateur entre l'apprenant (l'élève) et la connaissance disponible. Plus on avance vers les études spécialisées, plus il devient difficile aujourd'hui de savoir si un programme est pertinent, utile ou même légitime. Lorsqu'on quitte les savoirs et compétences de base, la quantité de connaissances spécifiques devient plus importante que ce que quiconque peut enregistrer en plusieurs vies. L'enseignant sera celui qui rapproche l'apprenant de la connaissance utile et nécessaire à son projet de vie. Il permettra de tracer le chemin et d'éviter les méandres et errements.

- L'émergence de l'autre facette de l'enseignant, comme non plus celui qui sait, mais celui qui devient éditeur de ses dispositifs d'apprentissage, lesquels pour être les plus efficaces, exploite la répétabilité et l'automatisabilité que les moyens numériques permettent (on rappelle ici que les trois intérêts les plus fondamentaux de l'informatique sont : l'automatisation de processus formalisables, la répétition de processus codifiés, la massification du volume traité, comme corollaire des deux autres). Pour cela, l'évolution de l'acte de travail intégrera de plus en plus une partie jusqu'ici réservée aux éditeurs de manuels scolaires et éditeurs. Les techologies actuelles, et Moodle en grande partie, amènent l'enseignant à devenir de plus un en plus un "praticien de l'ingénierie des dispositifs d'accompagnement de l'apprentissage". 

A travers ces dispositifs et ces constructions, l'enseignant qui avait une position très fortement impliquée et subjective dans la relation enseignant-enseigné va de plus en plus passer dans un rôle de "pilote". C'est la troisème révolution du métier. Dans cette révolution, l'enseignant qui jusqu'ici était englué dans un combat tactique sans cesse renouvellé contre l'inatention, l'échec, l'indiscipline, le désintérêt, l'aggressivité, les différences de situaiton sociales, économiques, affectives, trouvera dans ces nouvelles pratiques un point d'action plus en recul, une "méta-position" qui lui donnera une plus grande possibilité de se concentrer sur les points sensibles. Faire faire 10 exercices à toute la classe, y compris aux 25% qui ont très rapidement compris ou avaient déjà anticipé le sujet, et suivre l'ensemble peut évidemment trouver une optimisation importante si le parcours de chacun peut être plus facilement "supervisé", laissant plus de temps pour se concentrer sur la tranche qui en a le plus besoin.

Tout ça pour vous remercier tous les deux de donner l'ouverture à cette réflexion sur l'évolution du nombre d'enseignants et l'intervention de la FOAD dans l'équation.

La tendance bien entendu ne sera pas au retour à la croissance des effectifs, et il ne faudra probablement pas attendre d'une éventuelle victoire de la gauche en 2012 un changement radical de direction. Les pays occidentaux ont vécu largement au dessus de leurs moyens. L'émergence des nouvelles économies va nous le mettre sous le nez très vite, et l'addition que nous pensions pouvoir reporter sine die en l'absence de contradicteurs risque denous être bientôt présentée.

Dans le calcul du Ministère concernant Pairformance, une économie rationelle sur le coût de formation est effectivement attendue pour pallier :

- au coût exhorbitant des stages présenciels

- au problème de remplacement de moins en moins fournis pendant ces formations

- au coût que ferait porter sur la formation dans l'EN l'éditorialisation des contenus de fomation continue effectuée par des sociétés d'édition privées, une fois de plus exhorbitant.

Je n'iraitpas jusqu'à dire que l'instauration de ces programmes au contraire, préserverait un budget de traitements des enseignants, mais développer ou même maintenir une formation continue et permanente massive dans l'EN amputerait probablement une somme non négligeable.

Bien à vous deux

Valery Fremaux 

Bonjour Peggy,

le problème est probablement un problème de droits de lecture sur certaines parties de l'éditeur situé dans lib/editor/htmlarea

Idéalement pour voir d'où vient le problème, un manoeuvre un peu technique consiste à charger explicitement l'éditeur et de récupérer le code javascript généré :

http://mon.moodle.fr/lib/editor/htmlarea/htmlarea.php

lequel génère du scrpt Javascript.

Des erreurs visibles (en mode débug) permettraient de voir des exotismes locaux.

Mais une première manip raisonnable est d'attribuer les droits de lecture généralisés à tous les fichiers des libraiies :

chmod -R ugo+r /monchemin/moodle/lib

Hello

Lorsque je tente de poster un attachement sur Moodle.org dans la nouvelle interface de fichiers, je me vois proposer le téléchargement du script ajax, le téléchargement reste bloqué et rien n'arrive au serveur..

Avez vous expérimenté cela ?

Cheers

Valery.