Monsieur Daniel a encore moralisé sur des contextes dont il ne connait rien.
Si les intégrations ont été choisies telles qu'elles sont actuellement c'est qu'il y a un certain nombre de raisons qui t'échappent totalement, comme les contraintes d'une maintenance "à grande échelle" de plates-formes opérant plus de 25000 utilisateurs dans 40 établissement juridiquement cadrés par des textes.
Evidemment, de "l'intégré" (mais sais-tu ce que c'est que l'intégraiton ?) est plus difficile à migrer que du strictement standard, et il y a un arbitrage entre la valeur ajoutée d'une plate-forme standard, finalement assez pauvre par rapport aux besoins et attentes des enseignants, et l'illusion que la plate-forme orthodoxe est toujours ce qu'il y a de mieux.
Or ce n'est pas vrai :
La ligne actuelle de Moodle va largement à l'encontre de tout ce que nous souhaitons dans la communauté des utilisateurs "professionnels" :
- Un très grand bouleversement de la technologie pour des apports pédagogiques plus que mineurs.
Ce ne sont pas les quelques apports nouveaux comme les activités conditionnelles (difficiles à utiliser dans une vraie stratégie massive d'individualisation) ou les cohortes, (ce que des intégrations astucieues et publiées en 1.9 avait remarquablement résolu) qui vont changer le constat.
- Une intrface qui se complique au lieu de se simplifier comme tous les utilisateurs et les exploitants nous le demandent (docking, menu aggrégés, tout ce que les utilsiateurs ne comprennent pas).
- Un nouveau système de ressources et de connexion au dépôt qui n'adresse absolument pas les espérences d'utilisation dans des cadres un peu cadrés d'une institution (hormis peut être le connecteur Alfresco que j'observe). En tout cas qui fournit à l'arrivée une ergonomie et une logique de gestin de ressources incompréhensible pour l'utilisateur de base.
Il y a de nettes améliorations internes dans le code de Moodle 2, certes, un grand travail de nettoyage, mais sans mesures aux attentes pédagogiques que l'on pouvait avoir pour une refonte d'une tellle ampleur, et mettant à mal beaucoup de contributeurs et de prestataires (le coût d'intégration en Moodle 2 est quasiment multiplié par 2 avec toutes les nouvelles contraintes d'API).
"C'est l'inconvénient des solutions non standards qui ont coûté très cher, sont souvent verrouillées et deviennent rapidement ...obsolètes... donc abandonnées."
Les solutions "non standard" : ces solutions n'est pas propriétaire et est aussi ouvert que le reste du code de Moodle.
qui ont "couté fort cher" : je crois que tu fais un amalgame avec les dossiers d'ENT qui en effet coûtent for cher, (là je suis d'accord, quand on voit ce qu'on arrive à intégrer dans Moodle et ce qu'il y a ans les ENT à plusieurs millions d'euros, on est en effet en droit de se poser la question).
deviennent rapidement ...obsolètes : sauf si la valeur ajoutée fonctionnelle et opérationnelle est suffisante pour qu'on se penche en effet sur la mise à niveau du code.
Il est clair que si les HQ de Moodle se penchaient un peu plus sur le code contributif de qualité pour élire des solutions de continuité, plutôt que de réinventer des infrastructures "from scratch", on en serait pas à ce débat là.
A leur décharge, ils le font parfois car certaines fonctionnalités nouvelles proviennent bien de l'examen de certains propositions de la communauté. Rendons à la communauté ce qui est à la communauté.
Ta position, loin d'être innovante telle que tu le prétends, marque au contraire tous les signes du conservatisme le plus pur et le plus dur tel que les pères de l'église nous l'ont laissé il y a quelques centaines d'années de cela....
Comme d'habitude, il y a ceux qui font et qui donnent, et il y a ceux qui suivent et qui râlent
Je ne serai pas désolé de faire partie de ceux qui font....
A tchô !!